Abdullah Miniawy
An expression of religion, revolution and freedom.


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Translated by Abdullah Miniawy, Fatma Bel Hedi,
Not released
Edited by Malika Baziz, Blaise Merlin



Le Cycle des Vases

J’ai erré, un jour, dans royaume du Paradis
Perdu, j’ai demandé s’Il se souciait de nous
Âme en paix, les embryons retrouvent-ils la matrice ?
Les vases, se recollent-ils une fois brisés ?

Kaff’lfanar
Lit dans ma main et poing sur ma joue
Le multiple se déverse pour couvrir le vécu de l’un
Le vécu de l’un se couvre du multiple
Père, nous avons badiné après la menace
Lumière du phare, main tendue vers les rescapés, leur barre pourtant la route
Le multiple se déverse pour couvrir le vécu de l’un
Le vécu de l’un se couvre du multiple

Splendide
Gigantesque rocher et secrets contenus
M’ont conforté dans ma peine
Il y a toujours quelqu’un pour acquiescer
Gain après peine
Mère, déroule-moi
Le fil des secrets
Reprends-moi, dans ta matrice
Taya - Taha 

8th FLOOR
8ème étage
Tomber du huitième étage
Ils se tiennent derrière toi, tendent leurs mains, t’appellent
Toi, le précieux, mais tu ne leur accordes aucune valeur
Le claquement des dents et des cuillères
Vous font oublier la hauteur des étages
Tu iras bien, et pour le mieux
Et je serai pris entre deux étages

Tomber du septième étage
Chaque fois que tu pardonnes à tes oreilles, tes cordes à sauter s’accrochent aux potences
Ordre officiel de t’arrêter
Á quoi désires-tu t’accrocher, à une rose, au béton, aux câbles, à ta femme, au bras du voisin, aux cages ?
Aux fenêtres, aux murs, aux goulottes
Les glissements ne manquent pas

Tomber du sixième étage
Mon col s’est accroché
Je me suis balancé dans le vide
J’ai cassé l’accroche
et le quartier était noir de monde
Tous accourant, présumant
Que je suis le voleur

Tomber du cinquième étage
Les gains des théâtres ont augmenté
Les rideaux de fer de la sage ignorance
Ouvrez à quiconque frappe aux portes

Tomber du quatrième étage
Ta jambe contrainte s’écrase contre les colonnes, et tu t’enroules
Tes ongles s’habituent au métal
Sous le joug de la miséricorde et de l’agonie

Au troisième étage
Les noms s’éloignent, le sol s’agrandit
Et le laboureur balaie tes sourcils
Pour préparer le dernier étage!

Au deuxième étage
Ambulance, polices d’assurance
Enquêteurs, correspondants
Bouches grandes ouvertes
J’ai bondi sur leurs rétines
L’épieur et l’adroit

Chute libre du premier étage
Vous ramenant au neuvième étage

Poésie trouvée sur les ventres
Contentez-vous d’une poésie trouvée sur les ventres
Je l’ai écrite pour qu’elle ne soit pas un secret
Je l’ai fondue sur les dents de ma charmeuse
Tartre et asphalte, comme sur les bâtiments modernes

Des perles pour les orphelins
Toi, l’obstiné,
Étrangement constituée, bouffonne
Elle t’offre une perle tirée de la gueule du lion
Brisé, je marche sans honte
Le fond des yeux des cheveux couverts par l’étendue

JARDA
L’aridité de l’oued se prête à l’écoulement
Elle n’a supporté que mon désir
Et les souhaits
Agrègent mon être
Elle s’est parée, sur moi
Jeté la abaya,
Faisant éclore les germes de mon mal.
Elle a tournoyé sur moi, hélas
Dans son chapeau, une parure cachée
Mon âme ne cesse de rougir
D’un royaume à l’autre
Elle est partie, en insistant pour que je reste
Dans un flot de preuves et d’évidences
Elle m’a délaissé et s’est évanouie
Dans un bassin de plénitude

Le marcheur

Elle m’a décrit, errant dans chaque quartier
Les flamants roses me récupèrent d’un lieu à l’autre
Pourquoi répètes-tu un nom, qui n’est plus
Elle n’a pas l’habitude de la marche, ni de la révélation
Et je marche beaucoup

Le Caire

Les oiseaux ont trouvé refuge sur notre dôme ; et dans le foyer sacré, muselés, ils roucoulent. Voilà donc la bête verte, Et le lieu saint et le mur des lamentations et les assoiffés qui balancent leurs bras comme des nuées baissant leurs voiles, les murs vous protègent et l’oiseau ne se repose jamais

Duo avec Truffaz
Si je connaissais le chemin de l’âme j’aurais éclairé tous les carrefours
Mon corps morbide est violenté, ô Noé

Selato Al Samad

Montrez-moi la preuve et imaginez ma prière
Le devenir du solitaire nous est-il inaccessible (FATMA : OUI)
Rappel aux fortunés, les démunis...
Sont en direction d’Al-Mawssal
Conçois les liens qui m’agrègent
Tu as imaginé son ascèse
Tu atteindras le bout par le gardien
Et tu seras jeté aux bouts comme une poire pour combler le manque
Celle qu’on érige a crié
Celle qu’on crucifie a crié
Aidez-moi aidez-moi
La poire se dessécha et glissa َ
Des poires égrenant la laine autour du rosier
Et toi, tu installes le fil à plomb
Et tu formes des liens avec les tendons des ânes
Et tu éteins les feux
Et tu vis les jours de canicule
Et tu piétines les pierres du bout de tes vêtements
Une nuit, illuminée par la lune, murée par les palmiers
L’argile du degré zéro, une cage avec le trou du م
Nos enfants prouvent la force de Dieu
Lapident le Ciel et trouent les nuages
Les pierres s’abattent sur les globes des yeux
La température frôle les deux degrés
Certains fabriquent des chéchias
D’autres guident les pèlerins
Et d’autres fabriquent des vêtements avec des peaux d’animaux
Oubliant que nos corps ne se réchauffent que nus
Malheur aux sabéens
Les lanternes du jour illuminent le cœur des idoles
Malheur aux sabéens
Qui évoquent les oiseaux pour les vendre sur les bêtes
Pierre contre pierre
J’ai libéré mon pied du fil de plomb
Sur mes deux genoux, je me suis adossé contre le cactus
Dieu a-t-il enduré ou est-il durée
Suis-je le souverain qui décide de tout
Ou serait-ce Dieu le souverain absolu
Loue tes chameaux
Approvisionne le souk et dans Al-Rabadha, meurs étranglé par la corde torsadée
Mange donc le francolin, ô Ahmed
Et qu’ils habitent les tours, ô Ahmed
Et que nous habitions les tiroirs ô Ahmed
Entre vêtements et bijoux.